Alors comme ça, vous voulez vous lancer dans le bricolage et être bricoleur amateur ? Parfait ! Mais laissez-moi deviner : vous vous retrouvez planté devant les rayons de Leroy Merlin, complètement largué entre la perceuse à 49 euros et celle à 250 euros, en vous demandant si vous allez vraiment utiliser cette fameuse clé à molette dont tout le monde parle de bricoleur amateur.
Ça tombe bien, parce que j’ai vécu exactement la même galère il y a quelques années. Entre les vendeurs qui essaient de vous refiler leur kit à 300 balles et les copains qui jurent tous par des marques différentes, on finit par ne plus savoir où donner de la tête.
Alors respirez un coup. On va faire le tour de ce dont vous avez vraiment besoin pour commencer à bricoler sans vous ruiner, et surtout sans transformer votre garage en bazar d’outils qui ne servent jamais. Parce que croyez-moi, la moitié de ce qu’on vous propose au début, vous n’en aurez pas l’utilité avant des mois, voire des années.
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Mesurer correctement : sinon c’est le drame assuré
Première règle du bricolage amateur : on mesure, on re-mesure, et après on coupe. Mes premières étagères ressemblaient à des œuvres d’art moderne tellement elles étaient bancales. Tout ça parce que j’avais voulu faire le malin avec mon mètre cassé qui se rétractait tout seul.
Le mètre ruban, c’est votre nouveau meilleur ami. Prenez-en un de 5 mètres minimum, avec un boîtier costaud. Vous allez le faire tomber, le traîner partout, et croyez-moi, les modèles premiers prix ne tiennent pas le choc. 15 euros, c’est le minimum pour avoir quelque chose qui dure.

Le niveau à bulle : pour ne plus avoir l’air ridicule de bricoleur amateur
Vous savez ce qui se voit immédiatement chez quelqu’un qui débute ? Ses étagères de travers ! Le niveau à bulle va devenir votre obsession. Prenez un 60 cm, c’est parfait pour la plupart des situations. Les modèles avec des aimants, c’est génial quand vous bossez sur du métal.
Et puis, investissez dans un vrai crayon de charpentier. Non, votre Bic ne fera pas l’affaire. Ces crayons avec leur mine plate, ils marquent mieux, se cassent moins, et vous aurez l’air de savoir ce que vous faites.
Le pointeau aussi, c’est un petit truc qui change tout. Plutôt que de voir votre mèche partir en vrille sur le carrelage, un petit coup de pointeau et hop, votre trou sera exactement où vous voulez.
Percer et visser : là où ça devient sérieux
Bon, on arrive au gros morceau : la perceuse-visseuse. C’est THE achat qui fait passer du statut de « je-regarde-des-tutos-YouTube » à « je-bricole-vraiment ».
Ma perceuse-visseuse : comment j’ai arrêté de galérer de bricoleur amateur
Première leçon que j’ai apprise à mes dépens : inutile de viser la Ferrari des perceuses pour commencer. Une 18V d’entrée de gamme entre 60 et 100 euros, c’est largement suffisant. J’ai commencé avec une Bosch verte basique, elle m’a suivi pendant 4 ans sans broncher.
Ce qui compte vraiment ? Deux batteries (sinon vous allez passer votre temps à attendre qu’elle charge), un couple de serrage correct (40 Nm minimum), et un mandrin de 13 mm qui s’ouvre assez grand.
Le mode percussion, tout le monde vous dira que c’est indispensable. Franchement, pour débuter, ça peut attendre. Vous percerez très bien vos murs avec les bons forets.
Les mèches : là où il ne faut pas faire l’économe de bricoleur amateur
Par contre, les mèches et embouts, c’est là qu’il faut investir un peu. Les coffrets à 15 euros avec 50 mèches dedans, c’est de l’arnaque pure. Vous allez casser vos mèches au bout de trois trous.
Achetez plutôt à l’unité :
- Mèches à bois : 4, 6, 8, 10 mm
- Mèches métal : 3, 5, 8 mm
- Forets béton : 6, 8, 10 mm
- Embouts cruciformes et plats de qualité
Oui, ça coûte plus cher à l’achat, mais vous ne rachèterez pas tous les mois.
Les tournevis : old school mais efficaces
Même avec votre super perceuse, vous aurez toujours besoin de tournevis manuels. Pour les petites vis, les réglages fins, ou quand votre batterie est morte au mauvais moment (ça arrive toujours).
Quatre tournevis suffisent pour commencer : deux cruciformes (un petit, un moyen) et deux plats (4 et 6 mm). Prenez des manches confortables, vos mains vous remercieront.
Couper proprement : la base de tout projet réussi
Maintenant, parlons découpe. Parce que des planches aux bonnes dimensions, ça ne se trouve pas forcément en magasin, et faire recouper tout chez Castorama, ça finit par coûter cher.
La scie égoïne : mon coup de cœur de bricoleur amateur
La scie égoïne, c’est l’outil que j’aurais dû acheter en premier. Polyvalente, fiable, et qui ne tombe jamais en panne. Une 45 cm avec 7-8 dents par pouce, c’est parfait pour débuter.
Au début, je pensais que c’était has-been avec toutes les scies électriques qui existent. Mais franchement, pour couper une planche de temps en temps, c’est plus rapide de sortir la scie égoïne que d’installer toute l’artillerie lourde.
Pour les coupes super précises, ajoutez une scie à dos de 25 cm. Sa lame rigide vous permettra des coupes droites nickel, parfait pour les assemblages.
Le cutter : l’outil qu’on oublie toujours
Le cutter, tout le monde en a un qui traîne, mais personne n’a le bon. Prenez-en un costaud avec un vrai système de blocage. Et changez vos lames régulièrement ! Une lame émoussée, c’est dangereux et ça gâche le travail.
Les lames de 18 mm, c’est le bon compromis. Ni trop fragiles, ni trop grosses pour les travaux de précision.
Les outils à l’ancienne : toujours d’actualité
Bon, on va parler des outils traditionnels. Ceux que votre grand-père utilisait déjà, et qui marchent toujours aussi bien aujourd’hui.
Le marteau : simple mais essentiel de bricoleur amateur
Un marteau de 300-400 grammes, c’est parfait pour débuter. Ni trop lourd (vous allez vous fatiguer), ni trop léger (vous allez taper comme un sourd). Prenez un manche en fibre de verre, ça vibre moins dans les mains.
Et vérifiez bien que la tête soit solidement fixée ! J’ai déjà vu un marteau se démonter en plein travail, c’est pas rigolo.
Un maillet en caoutchouc complète bien l’ensemble pour les assemblages délicats. Fini de massacrer vos belles pièces en bois.
Les pinces : pour tout saisir de bricoleur amateur
La pince universelle de 200 mm, c’est LA pince à avoir. Elle serre, elle coupe, elle tord… Un vrai couteau suisse. Prenez un modèle avec de bonnes mâchoires crantées.
La pince coupante, indispensable pour tous les fils électriques. Et une pince à dénuder si vous comptez faire un peu d’électricité.
Les clés : pour ne plus arrondir les écrous
Quelques clés plates de 8 à 19 mm, et vous couvrez 90% des situations. Les modèles mixtes (plate + œil), c’est plus pratique.
La clé à molette de 250 mm, c’est l’outil passe-partout. Mais attention, elle marque plus facilement que les clés fixes. À utiliser avec parcimonie.
Assembler et fixer : l’art de faire tenir les choses
Maintenant qu’on sait couper et percer, il faut que ça tienne ! C’est là que ça se complique un peu.
L’étau : vos deux mains libres
Un petit étau d’établi de 100 mm, c’est magique. Enfin vos deux mains libres pour travailler ! Si vous n’avez pas d’établi, les étaux-serres qui se fixent sur une table font très bien l’affaire.
Les serre-joints : la pression qu’il faut de bricoleur amateur
Impossible de faire de la menuiserie correcte sans serre-joints. Commencez avec deux de 30 cm et deux de 50 cm. Vous verrez, on n’en a jamais assez !
Les modèles à vis tiennent mieux la pression, mais les modèles à came se manipulent plus vite. À vous de voir selon vos priorités.
Chevilles et vis : le b.a.-ba de la fixation pour le bricoleur amateur
Faites-vous un stock de chevilles universelles en 6, 8 et 10 mm. Elles marchent dans presque tout et simplifient la vie.
Côté vis, privilégiez l’inox (ça rouille pas) et les vis autoforeuses pour les matériaux tendres.
